Le 6 avril 1980 le
Tournoi International prenait son envol. Depuis
beaucoup d'eau a coulé sous les ponts
et les fans de ballon rond continuent chaque
année à venir très nombreux
en pèlerinage du côté
du village de Saint-Joseph.
Un engouement
populaire qui ne se dément pas au
fil du temps et apporte un brin de fierté
aux 150 bénévoles mobilisés
le week-end Pascal pour la réussite
de l'événement. Un sentiment
légitime compte tenu du volume de
travail consenti par le Comité d'organisation
dans la préparation de cet incontournable
rendez-vous.
Cependant comme
souvent, tous les regards sont tournés
en direction du résultat financier
qui reste prioritaire dans les esprits.
Un paramètre à ne pas perdre
de vue car il conditionne l'avenir de la
manifestation.
Afin de continuer
à offrir ce spectacle de grande envergure,
les responsables doivent désormais
rivaliser d'ingéniosité pour
accrocher de nouveaux partenaires dans le
but de faire face aux dépenses en
constante augmentation. Trouver des solutions
pour attirer et séduire des sponsors
privés n'ai pas chose facile dans
une région touchée de plein
fouet par la crise économique.
Aussi, une rallonge
de l'aide des collectivités locales
serait accueillie avec une immense satisfaction.
Lorsque l'on songe que des organismes institutionnels
d'un département du sud accordent
des subventions de six à dix fois
supérieures aux nôtres pour
une épreuve similaire ; Vous avouerez
qu'il y a matière a réflexion
et qu'une telle disparité peut ressembler,
en quelque sorte, à une forme d'injustice.
Voici plusieurs
semaines Monsieur le Député
de notre circonscription, au cours d'une
assemblée générale,
s'insurgeait sur le fait que l'enveloppe
attribuée aux sports représentait
seulement 0,146% du budget global de l'Etat.
Dans son commentaire, il parlait d'une attribution
de misère et qu'il ne pouvait cautionner
cette décision. D'autre part, il
ajoutait que les déclarations du
Premier Ministre, qui jugeait que le sport
devait tenir une place de choix dans notre
société, étaient en
contradiction avec les moyens accordés.
Parfois, les "
petits " clubs sont amenés à
prendre des risques pour conforter leur
trésorerie afin de couvrir les frais
annuels de fonctionnement de leur Association.
Les Pouvoirs Publics devraient encourager
les initiatives les plus audacieuses.
De son côté,
le football " pro " brasse des
sommes considérables tandis que le
milieu amateur a toutes les peines du monde
à survivre. Les innombrables bénévoles
qui sont sur la brèche plusieurs
jours par semaine pour s'occuper des jeunes
doivent, en plus, consacrer du temps à
faire du porte à porte pour dénicher
quelques deniers. D'où le ras le
bol des dirigeants et le cri d'alarme que
pousse la plupart d'entre eux.
Dans ce contexte
que faut-il penser des salaires exorbitants
perçus par les joueurs stars ou des
contrats publicitaires leur permettant d'encaisser
des sommes faramineuses. Comment peut-on
comprendre le soutien pécunier octroyé
par les municipalités, les régions,
les départements aux équipes
professionnelles.
Un homme politique,
qui siège au Palais Bourbon, dénonce
l'argent sale dans le football de haut niveau
et la présence de sponsors
douteux dans l'environnement de certains
clubs.
Le Président
de la Ligue Nationale clame haut et fort
qu'après négociations, l'aide
aux amateurs sera à l'avenir plus
importante. Le 11 janvier la FFF, lors de
l'assemblée générale
d'hiver, a adopté un protocole financier
avec les instances pour la période
2002/2007.
Au F.C Saint-Joseph,
on attend des retombées de ce vote
qui a entériné une aide directe
de l'élite à la base.
Nous n'avons pas
pour habitude de nous apitoyer sur notre
sort et nous avons su à maintes reprises
retroussé les manches. Cependant
nous attendons en hauts lieux la reconnaissance
de ces efforts.
Alors, Messieurs
les décideurs, nous continuons à
espérer des lendemains meilleurs.
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